A juste titre, on reproche actuellement à l'opérateur nucléaire japonais TEPCO de ne pas donner beaucoup d'informations sur ce qui se passe au coeur des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi, dont certains devraient souffrir de fusion partielle. Ceci tient en partie au fait que nulle technique actuelle ne permet d'y aller voir, la chaleur et les radiations détruisant tous les capteurs que l'on pourrait imaginer d'y introduire. Pour faire face à cette difficulté, les spécialistes doivent alors faire appel à des techniques d'autopsie qui sont proches de celles utilisées par les enquêteurs sur la scène d'un crime. Il faut rassembler de nombreux indices disparates, les soumettre à des traitements informatiques sophistiqués et proposer des diagnostics qui restent hypothétiques tant que l'auteur du délit n'a pas été clairement mis à jour - ce qui peut demander des années....