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NNNJournalinfo

 

Une police qui «oublie» les casseurs, mais qui envoie des gaz sur les familles.  

 

Ils sont arrivés des banlieues, des cités et des bas quartiers pour casser des têtes, des murs, des vitrines et des gens, ivres de rage et de frustrations. Le préfet de police de Paris n’avait rien anticipé, alors qu’étrangement pour les tranquilles manifestations des familles contre le mariage pour tous, la police était bien présente partout allant jusqu’à envoyer des gaz lacrymogènes sur les enfants et une population sans violence.

Alors vraiment, qu’en est-il de cette police de gauche qui ne prend pas en compte les casseurs, mais qui violente les familles ?

Nananews.fr ne cessera jamais de vous suggérer des questionnements, parce que c’est seulement ainsi que les choses finiront par bouger et peut-être changer…


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La Cathédrale Ste Marie de Lombez

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La Cathédrale Sainte-Marie de Lombez

La cathédrale fut originellement une église abbatiale romane bâtie au XIIe et XIIIe siècle. D’obédience bénédictine (moines de St-Thibéry), elle passa en 1125 sous la règle des Augustins de Toulouse. Ne se trouvant plus en rapport avec la dignité de sa promotion d’évêché (1317, sur décision du Pape Jean XXII) il convint de la dilater et rehausser ses murs afin de lui donner une splendeur nouvelle.

Inspirée de l’église des Jacobins à Toulouse, la cathédrale de Lombez date du XIVe siècle. Son style : gothique méridional (ou gothique toulousain). Elle est construite en briques, à l’exception de l’entrée ouest en pierre rajoutée plus tardivement dans un style gothique flamboyant.

Le clocher-tour octogonal à 5 étages à baies amorties en mitre (décalés), de 43 mètres, fut construit au XVe et XVIe siècle (l’église et le clocher font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1846).

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lombez_-_Cath%C3%A9drale_-7.jpg" >

Le premier clocher fut érigé par le premier évêque, Arnaud Roger de Comminges au XIVe siècle ; il s’élève à 41 m au-dessus du seuil actuel. A cette époque les chanoines de Lombez sont des Augustins de Saint-Etienne de Toulouse, ce qui explique sans doute la ressemblance avec le clocher toulousain et les piliers en forme de palmier aux nervures de pénétration si caractéristiques qui séparent les voûtes des deux nefs, comme pour l’église des Jacobins (modèle unique en Europe).

Il y a deux nefs de largeurs inégales. Le chevet de la grande nef (réservée au clergé) est pentagonal. La hauteur maximale des nefs était de 18 mètres, mais le sol a été rehaussé de 1,50 m pour le protéger des crues de la Save, affluent de la Garonne, souvent capricieux. Elles ont donc été ramenées à une hauteur de 16,50 mètres (par une trappe aménagée, on a vue sur la base d’un pilier). La petite nef était réservée aux fidèles.

Un remarquable mobilier épiscopal et quelques pièces d’époque romane notamment méritent qu’on s’y attarde.


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Buffet d’Orgue du XVIIIe siècle

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lombez_-_Cath%C3%A9drale_-5.jpg" >

L’orgue, endommagé au cours d’un violent orage en 1631, subit une réparation de fortune par Tissac, organiste d’Auch. Messire Jacques Trémolières, prêtre et prébendier de la Cathédrale d’Auch, eut la charge le 22 août 1653, de doter Lombez d’un orgue neuf, livré le 22 décembre 1656. On peut voir les armoiries de Monseigneur de Chauvigny sous la tribune.

Restaurés en 1995, les orgues de Lombez font partie des instruments classés Monuments Historiques de la région Midi-Pyrénées.

Trois des vitraux (XV-XVIe siècle) sont attribués à Arnaud de Moles, maître verrier natif de St-Sever dans les Landes. Ils montrent des scènes de la vie du Christ et de la Passion. Ils ont été restaurés au XIXe siècle, époque de laquelle datent les autres vitraux

Arnaud de Moles et son atelier édifia les 18 verrières d'Auch. Sur un vitrail on voit en haut la crucifixion, la mise au tombeau et deux  évêques, l'oncle et le neveu (de BILHERES).

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lombez_-_Cath%C3%A9drale_-_Vitrail_-3.jpg" >

Les stalles dues à Jean V Daffis, commandées à Guillaume Fontan, occupaient le centre de la grande nef. Le travail commencé en 1651 s’est terminé en 1665. Découronnées des galeries et balustrades, elles furent repoussées dans l'abside sous Mgr Fénelon.

Ferronnerie de l'atelier BERTIN de Samatan qui put parfaire son art dans les ateliers de Versailles, l'évêque Charles Guillaume de MAUPEOU alors en place, étant le frère du chancelier de LOUIS XV.

Statuaire : Un Christ gisant en pierre du XVe, provient d’une mise au tombeau à 7 personnages, détruite au XVIIIe siècle. A l'origine, placé dans la Chapelle du Saint Sépulcre, à droite en entrant dans la cathédrale. On y voyait la Sainte Vierge soutenue par deux saintes femmes, deux autres apportaient des vases de parfum et Nicodème et Joseph d'Arimatie ensevelissaient le corps du seigneur. Ce groupe immense aurait été sculpté dans la première moitié du XVe siècle et pour le préserver des profanations, on aurait enterré ces personnages sous le porche.

Chapiteaux romans, XIIe siècle de l'église primitive, creusés en bénitiers et situés à l'entrée de la cathédrale. Ils appartiennent au préroman du VIIe siècle et le matériau de marbre gris proviendrait de la carrière pyrénéenne de Saint-Béat.

Comme pour les édifices toulousains, l'église a des mirandes (qui permet la vue) en haut des murs permettant de dégager un espace entre les voûtes de l'église et la charpente du toit pouvant servir à recevoir des habitants en cas d'attaque de la ville et de chemin de ronde pour la surveillance.


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Abbaye augustinienne

En 1125, l'abbaye de Lombez se détacha de Saint-Thibéry. L'abbaye souhaitait trouver un appui pour contrer la convoitise des comtes de Comminges dont les terres entouraient celles de l'abbaye. Elle choisit de se donner au chapitre de la cathédrale de Toulouse et en adopta la règle qu'il suivait, celle des chanoines réguliers de saint Augustin.

Ce n'est qu'en 1284 que le comte de Comminges accepta ce transfert en signant un accord fixant les limites de leurs domaines respectifs.

De l'ancienne église romane il ne reste que la base de la tour du clocher avec les trois fenêtres en plein cintre et une grande fenêtre en pierre, murée, à l'ouest de la façade nord.

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lombez_-_Cath%C3%A9drale_-1.jpg" >

 

Du cloître qui se trouvait au sud de l'église, il reste des chapiteaux conservés au Musée des Augustins de Toulouse, au Victoria and Albert Museum de Londres ainsi qu’au musée Cloisters de New-York (http://nananews.fr/fr/actualites-nananewsfr/1073-voir-entendre-dire- ).

Le pape Jean XXII décida de diviser l'évêché de Toulouse par création de nouveaux diocèses. En 1296, celui de Pamiers, et en ceux de 1317, Lavaur, Lombez, Mirepoix, Montauban, Rieux et Saint-Papoul. L'évêché de Toulouse devient alors un archevêché.

Le dernier abbé et premier évêque de Lombez, entre 1317 et 1328, était Arnaud Roger, fils d'un comte de Comminges, qui a été ensuite désigné comme évêque de Clermont. Son successeur a été Jacques Colonna jusqu'en 1341, puis Antoine, ancien abbé de Fontfroide, entre 1341 et 1348. Jacques Colonna, d'une célèbre famille italienne, était Gascon par sa mère, Gaucerande de l'Isle-Jourdain. Ami du poète Pétrarque, il l'invita à Lombez en 1333 et le fit chanoine de la cathédrale.
Deux accords ont été conclus en 1336 et 1346 entre les évêques successifs et le chapitre de la cathédrale pour la répartition des bâtiments.

La cathédrale actuelle a été construite après 1317. Cette reconstruction a commencé par le clocher et la première travée de la nef principale.

Dans l'accord de 1336, l'évêque et les chanoines se répartirent les bâtiments. L'évêque récupérait les anciens bâtiments abbatiaux qui se trouvaient au sud de l'église mais il s'engageait à faire construire un nouveau cloître à deux étages du côté ouest avec le droit de sépulture des chanoines dans le nouveau cloître.
On ne possède pas de documents permettant de préciser le plan et l'ordre de construction de l'église. L'article 3 de l'accord semble montrer qu'il était prévu de construire une église à trois nefs. C'est cette clause qui a entraîné les chanoines à faire un procès en 1719 contre leur évêque Fagon qui avait fait construit des bâtiments contre la façade sud de l'église.

Entre 1356 et 1376, les chevauchées du Prince Noir ont fait de nombreux dégâts. En 1355, on le voit en Armagnac. En 1364, le chanoine Marboutin note que les grandes compagnies ont pillé la ville et le pays d'alentour. En 1365, le bâtard de l'Isle-Jourdain commet les pires excès contre les églises du diocèse. On note un incendie qui détruisit une partie du palais épiscopal se trouvant au sud de l'église. Il en déduit que l'église devait nécessiter des réparations importantes.

 

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Grande nef. On peut voir à droite les fausses piles qui avaient été prévues en cas de réalisation d'une troisième nef

Dans l'analyse de la cathédrale, Paul Mesplé indique que celle-ci avait été prévue à deux nefs égales au moment de la construction de la première travée comprenant le clocher. C'est ce qu’indiquent des amorces de voûte et la forme du formeret contre le clocher qui est désaxé. Puis quand a été commencé la travée adjacente au clocher, le chapitre a probablement choisi de construire une cathédrale à trois nefs, une grande nef centrale et deux nefs latérales moins larges. Mais par manque de moyens financiers, seule la nef latérale nord a été construite. Pour permettre la construction ultérieure de la nef latérale sud, le chapitre avait prévu de construire des piliers pour supporter les ogives de ce côté. Cette construction n'a jamais été faite, même si le procès de 1719 faite par le chapitre à l'évêque montre que cette idée n'avait pas été oubliée.

La travée adjacente au clocher devait être terminée vers 1378. C'est ce que semble montrer la présence de la dalle funéraire de l'évêque Guillaume de Durfort, mort en 1378, dans la chapelle sud. La clef de voûte de la petite nef porte les armes de l’antipape Clément VII (1378-1394).

La construction a dû se poursuivre par la travée du chœur et l'abside de la grande nef. On peut constater que la nef de la petite nef devait être prévue moins longue qu'actuellement parce qu'une fenêtre côté nord a été murée. Une chapelle axiale dédiée à la Vierge devait être prévue entre les contreforts de l'est (on peut voir le départ des nervures à l'extérieur). Le style des nervures semble indiqué que cette partie de l'église a été construite à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle.

Les trois travées de la cathédrale comprises entre le chœur et la deuxième travée de la grande nef, et la petite nef jusqu'à son abside, ont été construites au XVe siècle.

L'église n'a été consacrée qu'en 1770. L'évêque Richier de Cérisy expliqua dans un mandement du 8 octobre qu'"après les recherches les plus exactes, il n'avait pu trouver aucune preuve, ni même aucune trace ni vestige que l'église ait jamais été consacrée".

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Sainte-Marie_de_Lombez

http://www.lombez-tourisme.com/cathedrale-ensavoirplus.html

Syndicat d'Initiative
10 Place de la Cathédrale
32220 LOMBEZ

Tél/Fax : 00 33 (0)5 62 62 37 58

 

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